21 février 2006

Peu à peu dégoûtés de ce que nous possédons en toute sécurité, nous tendons nos mains pour saisir du nouveau; même le plus beau paysage où nous venons de passer trois mois n'est plus du tout à fait sûr de notre amour, et quelque plus lointain rivage excite notre envie: le bien possédé se déprécie généralement du fait de la possession.

NIETZSCHE, Le Gai Savoir


Troublant de vérité...

1 commentaire:

Anonyme a dit…

Mais peut-on seulement prétendre à posséder quelque chose ?
N'est-ce pas juste l'arrogance humaine qui nous pousse à croire posséder ? Et dans ce cas, cette croyance se justifie-t-elle du fait de notre existence, ou du devenir que nous participons à faire du monde ?

Si l'on considère que l'on peut posséder, alors rendons-nous compte, qu'encore une fois, c'est notre arrogance qui nous montre qu'un bien possédé, aimé puis oublié, regagne sa valeur à être perdu.

Mais continuons à nous complaire dans notre arrogance et notre ignorance. Le reste passe mieux comme ça non ?